Aller au contenu principal
Sujet: Débat : L'IA, openSUSE et Linux  (Lu 154 fois) sujet précédent - sujet suivant

Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Bonjour à toutes et tous,

@Yoman  avait proposé un débat / semaine pour animer encore + le forum.
Lancement du nouveau sujet : L'IA, openSUSE et Linux.

Actuellement (en résumé) : l'IA est, avec le cloud, le nouveau fer de lancer de Microsoft. De maintenant à ici un an, avec WIndows 12 et avant la MaJ 24h2 pour windows 11 en septembre prochain, l'IA va continuer à "envahir" cet OS.
MacOSX n'est pas en reste.
Dans la communauté Linux, openSUSE compris, tout semble léthargique à ce sujet. Il semblerait presque qu'il y ait une démarche "rétro-informatique". Même si des flatpaks permettent de se servir de l'IA : Edge beta pour copilot, des clients pour ChatGPT 3.5.

Quelques questions en guise d'amorce seulement (mais le débat peut aller ailleurs ou plus loin) :
- Vous servez-vous de l'IA générative au quotidien (Copilot, ChatGPT ?) Comptez-vous le faire ?
- Si oui en quoi vous êtes-elle utile (en sachant qu'il y a plein de formes d'IA, et que la générative n'en est qu'aux prémisses)
- Pensez-vous que Linux va être largué à ce sujet ? Avez-vous d'autres infos ? (projets...)
- Craignez-vous l'IA ? Que Dall-E et autres IA génératives d'images (ou de sons) fasse disparaitre des métiers ? Est-ce une promesse d'appui ou une menace pour l'humanité ? (Craintes autour de Chaos GPT) ?

A vous les studieux :-)


Re : Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Répondre #1
Perso, je n'utilise pas les IA d'aujourd'hui, je n'en ai ni l'envie, ni le besoin. Mais le sujet est intéressant  et incontournable.

1. On peut considérer que les outils numériques les plus basiques sont déjà une forme d'IA.

2. Les distributions GNU/Linux vont évidemment y avoir recours, après il y a une question de licence desdites IA.

3. La disparition de métiers au gré des avancées technologiques est une constante dans l'histoire de l'humanité.

4. Ce qui change avec les IA modernes (pourtant encore assez frustres) est que la technologie (donc le savoir) sera entre les mains des quelques individus capables d'en comprendre et d'en manipuler les arcanes. Il faudra donc accepter de ne pas savoir et de faire confiance (ce qui est déjà plus ou moins le cas avec l'informatique que nous connaissons). Ce sera sans aucun doute la partie la plus complexe pour une acceptation généralisée et une utilisation consciente de ces outils. Le vrai danger est que cela peut nous ramener aux temps anciens où seuls quelques grands prêtres ou chamanes avaient la connaissance et l'utilisaient comme instrument (comme arme) de pouvoir. Mais l'Histoire est, paraît-il, un éternel recommencement... :)


à plus,
oh!rocks

Re : Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Répondre #2
1- Vous servez-vous de l'IA générative au quotidien (Copilot, ChatGPT ?) Comptez-vous le faire ?
2- Si oui en quoi vous êtes-elle utile (en sachant qu'il y a plein de formes d'IA, et que la générative n'en est qu'aux prémisses)
3- Pensez-vous que Linux va être largué à ce sujet ? Avez-vous d'autres infos ? (projets...)
4- Craignez-vous l'IA ? Que Dall-E et autres IA génératives d'images (ou de sons) fasse disparaitre des métiers ? Est-ce une promesse d'appui ou une menace pour l'humanité ? (Craintes autour de Chaos GPT) ?

Bon sujet d'actualité 👍

Mon expérience personnelle
Il y a 3 types d'utilisateurs de l'IA.

- Les curieux
- Les fainéants
– Et les pros qui utilisent le prompt engineering dans le cadre de leurs professions.

° les curieux sont Mr et Mme tout le monde (du chômeur pour son CV au chef des armées US pour juste connaitre les possibilités d'un avion de chasse sans pilote).
° Les fainéants, généralement cités dans la presse : les étudiants  et autres...
° Les pros : l'industries globales (open source compris)

Pour répondre aux questions :

1) Au quotidien, Non, mais sur des formules Excel au taff il me donne des pistes, mais il faut avoir une connaissance pour lui dire ses erreurs ou préciser son environnement de travail.
Par contre, si vous n’avez aucune connaissance de pointe sur un sujet divers techniques NE PAS SANS SERVIR (préférer les forums anglophones, c'est ma source, il y a bcp + d'utilisateurs)

2) Mon avatar est de Dall-E + mon fond d'écran bureau aussi. Ça m'a pris 15 jours pour lui faire comprendre ce que je voulais vraiment.😪 j'avais pas envie d'embêter un ami pour un avatar.

3) Linux est en fait très bien préparé pour l'intelligence artificielle : il est très utilisé dans ce domaine.
Quand tu cherches dans les actualités anglophones, tu trouves : 

° TensorFlow IA
° PyTorch IA
° KERAS IA.]Keras IS[/url]
° et Scikit-learn

qui sont développés principalement pour Linux

Il y en a d'autres.  Mais l'open source ry Linux n'en tire aucun bénéfice connu.
J'ai testé un OS full IA Linux, j'en n'ai pas parlé, une vraie daube ....

Linux est prêt : oui, niveau SUSE , RedHat, niveau communautaire. NON, on le sera. Niveau test sur TW à coup sur.

4) Non, pas du tout, il m'aide parfois à trouver des billets d'avion pas trop chers pour ma région Caraïbes. 😂
Par-contre niveau métier, c'est une marche en avant, il y aura du remplacement des humains par l'IA ;
C'est l'évolution de l'humanité, et malheureusement laissera comme dans le passé des humains sur le carreau 😪

Re : Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Répondre #3
Je réponds aussi à mes propres questions :-) :

1/ et 2/ Je me sers de l'IA régulièrement pour faciliter mon travail de formateur. Au lieu de compulser des sources sans fin pour des documents pédagogiques, je pioche avec l'IA. Mais ce n'est que de la matière première, sourcée, et complémentaire.
De même l'IA me permet d'avoir des trames de tableau d'Excel.
Au moment "t" cela m'enlève des tâches rébarbatives et me permet d'avoir + de temps d'accompagnement avec les humains. Cela me positionne plus en "coach" car des cours en ligne ne sont pas suffisants (en cas de reconversion par exemple, la motivation et le suivi comptent).
Au niveau des loisirs et de l'associatifs, cela me permet d'avoir des renseignements précis sur par exemple des options de logiciels de graphisme sans avoir à fouiller des plombes, c'est plus rapide.

3/ Tout dépend de ce qu'on appelle IA et à quel niveau elle se place. Alors que Windows 12 devrait intégrer l'IA dans l'OS même, à tous les étages, Linux me semble rester à part. Mais cela ne me gène pas non plus.

4/ La marche vers l'IA est d'après moi instoppable. Les seuls limites seraient (ou seront !) écologiques : impact des serveurs en terme de conso ou CO2. Les boulversements sont déjà très importants dans le domaine de la création, il y aura de la casse (que je ne souhaite pas) et des changements en profondeur dans les 10 prochaines années. L'IA va créer des emplois, sans doute plus en détruire, malheureusement. Elle pourrait justifier le retour d'un revenu garanti ou en tout cas un décalage des métiers vers de nouvelles activités (avec moins de monde ?)
L'IA peut servir aux cyberattaques, à la guerre, mais aussi s'en défendre, je pense qu'il y aura un équilibrage.
Reste à problématiser l'utilisation de l'IA : on s'en sert pour en faire quoi ?

En 2018/19 Google avait déclaré qu'elle créerait une IA entièrement médicale, qu'on aurait plus besoin de voir des médecins en 2024-25. Nous en sommes très loin encore. Mais dans les 10 prochaines années, tout va changer en partie. Qui contrôle les réseaux d'IA les plus puissantes sera au coeur de la problématique.

Dans ce paysage Linux pourrait représenter un pôle de rétrotechnologie sécurisé qui jugule l'IA ? A voir...

 

Re : Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Répondre #4
Pour reprendre le message de @oh!rocks : déjà des métiers disparaissent aujourd'hui. Exemple : traducteur, sauf pour des ouvrages très littéraires il n'y a plus besoin d'humain. Une maison d'édition ne recrutera plus pour éditer un guide par exemple (numérique ou papier). Il y a néanmoins besoin de contrôle et de relecture.
Dans 10 ans une partie des postes en comptable devrait disparaitre. Ou se déplacer vers les conseils (ex : choix de financement). Idem pour le juridique, la révolution commence maintenant. L'administratif cela aide aussi à problématiser.

Les IA auxquelles nous avons accès comme particulier ne sont qu'une faible part de ce qu'il se développe.


Re : Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Répondre #5
Les IA auxquelles nous avons accès comme particulier ne sont qu'une faible part de ce qu'il se développe.

Exactement, j'ai dû préciser pour une formule Excel, qui me donnait un résultat faux, pour moi, mais vrai pour l'IA, dans un contexte professionnel (logistique laboratoire centre hospitalier) ou les résultats doivent être juste pour une prise de décision.
 j'ai compris qu'il fallait donner une information basique "je suis français" et l'IA, ma donné la formule exacte de "SOMEPRODRUCT" a "SOMMEPROD"

La faible part, est tout à fait juste

Il faut donc ne jamais prendre ses réponses pour argent comptant, car il en apparemment sous le pied

Re : Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Répondre #6
Totalement, je relis et vérifie tout ce que l'IA produit dans mon secteur. Non seulement cela, mais mettre en perspective. En juillet d'ailleurs je dois m'en servir à fond pour une nouvelle série de "produits". 1/ il faut problématiser ce que l'on souhaite. 2/ On fait produire l'IA en affinant des prompts. 3/ On vérifie 4/ On retravaille la matière première bien évidemment.

A l'heure actuelle, elle me fait gagner du temps et je transfers ce temps en faveur de celui passé avec des usagers du service où je travaille.

Peut être que dans 10 ans elle nous remplacera ? Ou alors nous aurons évolué vers d'autres missions. L'IA pour moi c'est comme un taureau fougueux lors d'un rodéo, il faut la dompter. Tout pourrait changer bien entendu, elle pourrait nous dépasser sur maints aspects actuels (IA type "connexions neuronales").

Re : Débat : L'IA, openSUSE et Linux

Répondre #7
A l'heure actuelle, elle me fait gagner du temps et je transfers ce temps en faveur de celui passé avec des usagers du service où je travaille.
Entièrement d'accord avec toi 👍